Une spirale incroyable... Je me trouvais au bord d'une falaise, l'océan à perte de vue devant moi. Je m'étais éloigné du groupe, je m'étais écartée du chemin. J'avançais pieds nus sur l'herbe chaude, la lumiére du soleil m'aveuglant presque, ma robe fleurie et légère flottant autour de moi. Je me rapprochais du bord de la falaise. L'herbe n'était plus, il n'y avait que deux ou trois fleurs sauvages, belles, libres, rayonnantes. Mes pas s'arrétèrent à un centimétre du vide. Je ne regardais plus en arriére, subjugué par le spectacle qui s'offrait à moi. Un semblant de couché de soleil, une mer agitée, des couleurs allant du chaud au dessus ma tête, au froid qui se trouvaient en dessous. Tout semblait si réel, tout était là. Mes yeux se baissèrent. Le vide ne m'effrayé pas, il me tenté. Il était si facile de me laisser tomber. La chute devrait être une étape à passer, rien de plus. Mon regard se replongea dans l'immense astre qui me fesait face. Les larmes coulèrent. L'intensité de la lumière piqué mes yeux.
Une voix résonna, et me détacha de tout cela. Non physiquement. Je ne bougais pas. Je restais là. Fesant face à la mort, si belle, si puissante, si douce. Si effrayante, si corrompue, si malvaillante. Quelqu'un cria mon nom. Je reconnu cette voix. Je l'entendais sans cesse dans tout les bruits du monde. Voulant le voir au moins une derniére fois, je tournis le dos au vide.
Il était là, à quelque mètres de moi. Les yeux passant de ma personne à la falaise. Une expression de peur se lisait sur son visage. Il était si tendu. Alors que moi, je me trouvais parfaitement bien. Calme et sereine. J'aurais voulu lui dire de s'en aller, de partir et oublier ce qu'il voyait. Mais aucuns sons ne pu sortir. Je ne lui fis qu'un sourire. Il était si beau, rayonnant, innondé de clarté. Dieu lui même n'aurait jamais pu être aussi magnifique. Il parraissait innaccessible. Il l'avait toujours était. Nos regards se croisèrent. Les papillons qui habituellement volés dans mon âme rien qu'en le voyant, n'étaient plus là. Ils s'étaient posés. Calmés. Avaient ils sentis que leur fin était proche ?
L'avenir m'avait fait peur. Sans lui. Il ne pouvait en être autrement. Tous ceux que j'aimais et qui étaient présent le rejoignère. Je les regardais tous. Un par un. Ils étaient déjà si loin. Un voile transparent s'était installé entre eux et moi. Je ne pouvais soutenir leur visage si effrayé plus longtemps.
J'affronté de nouveau l'océan. Bien décidé. Plus qu'un pas et tout serait fini. Plus qu'un pas...
L'odeur marine me parvint en un souffle. Le goût du sel sur mes lèvres. Le toucher des rochers sous mes pieds. Le bruit du va et vient des vagues rageuses. La vue de l'immensité du monde.
Ma jambe droite tremblée légèrement lorsque je la souleva. Le pieds dans le vide, j'attendais, peut être trois secondes. Tout me paru si long. J'attendais que la loi de la gravité repris ses droits.
Je me sentais m'en aller. Tout quitter. La tête me tournait. Je tombais...
Bientôt, l'eau m'enfouirait à jamais. Laissant, mes regrets, mes remords, mon chagrin, mes peurs, mon amour.
Une pression s'éxerça sur ma main droite. La chaleur de l'autre main qui venait de me rattrapper, je ne l'avait jamais connu, pourtant, c'est comme si, je l'avais apprise par coeur, sans m'en rendre compte.
On me déposa à terre. J'arrivais à peine à ouvrir les yeux. Quelqu'un était penché au dessus de moi. Son souffle haletant. Pourquoi ? Je respirais normalement moi. Plus calement que d'habitude même.
Cette odeur. Ce parfum. C'était donc toi. Tu m'avais rattrappé au moment où ma vie était sur le point de prendre fin. Je me relevais doucement. Tu étais là, juste devant moi. Tes yeux scrutant mon âme. Ta main posé dans mes cheveux, ton autre me tenant fermemant par la taille. Avais-tu peur que je recommence ? A croire que tu ne m'avais jamais vu, aussi... fragile.
Nous restâmes ainsi, longuement. A se scruter. Ta bouche était telle, qu'elle m'inspiré de la honte. Tu me reprochais d'avoir essayé d'en finir avec ma vie. Mais tu ne comprenais pas. Ma vie c'était toi. Lentement nos lèvres se joignirent pour la première fois. Et là je réalisais. Le vide qui s'était trouvé en dessous de moi, n'était rien comparé à celui que provoqua ton baiser. Tu m'avais tant de fois ignoré. Tant de fois rejeté. Je m'étais lassé. Je n'y croyais plus. Je ne t'attendais plus. J'aurais voulu t'oublier, mais on ne peut empécher un coeur d'aimer. Alors j'ai voulu fuir. Mais même là, tu m'avais rattrappé. Je te détesté autant que je t'aimais. Pour ainsi dire, que toute la passion que j'éprouvais à cette instant, aurait pû se transformer, elle aurait détruit le monde et l'univers tant elle était forte.
Dommage que je me sois réveillé...